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· Vive la rebellion ! ·

Par jean Pascal Farges, philosophe et consultant en ressources humaines

Rébellion, étymologiquement : « reprendre le combat » . De quel combat s’agit-il et pourquoi le reprendre ?

Il s’agit de l’historique combat contre les habitudes qui, après chaque crise, chaque révolte ou révolution reviennent étouffer l’humanité de chacun. Ainsi, sournoisement elles rythment des quotidiens sans saveur, baissent les yeux de ceux qui les avaient levés vers des rêves réputés impossibles, comptent et recomptent les comptes laissant le sens hors de la pensée.

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· Osons la rébellion! ·

Par Anne Nivat, grand reporter

Souvent connotée négativement, la rébellion est pourtant une grande chance : en ces jours de conformisme généralisé engendrant parfois de la morosité, voire du désintérêt, se rebeller, c’est montrer qu’on reste résolument du bon côté des choses, du côté de la vie.

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· Le ‘performeur’ de demain... ·

Par Edgar Grospiron, athlète

J’adore évoquer l’avenir car je n’ai aucun don divinatoire, ce qui me laisse de nombreuses possibilités de me trompe ! Alors pour le faire, je vais m’appuyer sur quelques expériences positives du passé et des observations attentives du présent pour tenter de décrire les contours du ‘performeur’ de demain.

Partant du principe que la performance est un concept qui s’inscrit dans le temps; en effet, on peut noter une différence entre celui qui monte sur le podium et celui qui y reste (Ex : Alesi/Schumarrer), le performeur de demain est sans doute déjà né et peut-être est-il déjà étiqueté dans les cabinets de chasseurs de têtes et de Navarre sous le label “high pot’”. Tentons d’en éplucher les caractéristiques majeures…

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· Apprendre à apprendre ·

Par Jacques Attali, Pdt de PlaNet Finance, écrivain

Le progrès technique consiste, depuis l’aube des temps, à faire la même chose avec moins d’effort. Aujourd’hui, ce qu’il est crucial de pouvoir faire mieux avec moins d’effort, ce n’est plus de manipuler des poids, comme l’a permis le levier, ni de se déplacer avec moins d’effort, comme l’a permis le cheval, puis la machine à vapeur, ni même de stocker des informations, comme l’a permis l’ordinateur, mais d’apprendre plus vite.

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· Leaderchimp' ·

Par Pascal Picq, Paléoanthropologue au Collège de France

Qu’est-ce que le pouvoir ? Comment s’exerce-t-il dans le monde de l’entreprise ? Le pouvoir - avec ce qu’il représente, ce qu’il autorise, ses avantages et ses contraintes - a considérablement changé dans ses définitions, ses représentations comme dans ses pratiques. Depuis la Grèce de l’Antiquité, la philosophie politique s’attache à définir et dégager les différentes formes de pouvoirs dans la cité. Dans ce cadre, celui des civilisations, le pouvoir est lié à des institutions, avec des formes multiples. Certaines monopolisent tous les pouvoirs alors que d’autres pratiquent la séparation des pouvoirs. Aujourd’hui, la notion de gouvernance s’étend, remettant en question les diverses façons traditionnelles d’exercer le pouvoir. L’idée de pouvoir est tellement liée à celle des institutions de la cité qu’on s’intéresse peu aux formes du pouvoir dans les sociétés humaines traditionnelles et encore moins dans les sociétés animales, à commencer chez les grands singes si proches de nous.

Après le VXIII ème siècle et ses bons sauvages, arrive le siècle des évolutionnistes. Les philosophies politiques s’inspirent d’une certaine idée de l’évolution sur laquelle se construit une conception universelle de l’évolution des sociétés. Les marxistes et les libéraux s’accordent au moins sur une chose : l’histoire de l’humanité passe de la sauvagerie à la barbarie avant d’arriver à la civilisation.

Mais que sait-on du pouvoir chez les peuples traditionnels et les espèces les plus proches de nous ? Contrairement à l’idée d’une histoire universelle qui commence par la sauvagerie avec l’absence de règles et de lois chez les peuples traditionnels, il existe différentes formes de pouvoirs économiques, spirituels et politiques.

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· Le Principe de Simplicité ·

Par Jean-Pierre Luminet, Astrophysicien, philosophe et poète

Au XIVe siècle, le théologien anglais Guillaume d'Ockam (1280-1349) écrit : « il est inutile d’accomplir par un plus grand nombre de moyens ce qu’un nombre moindre de moyens suffit à produire. Quand des choses doivent rendre vraie une proposition, si deux choses suffisent à produire cet effet, il est superflu d’en mettre trois.» En d’autres termes, dans un ensemble de modèles expliquant des faits, la préférence devrait être donnée à celui qui fait appel au nombre minimal d'hypothèses. Tout au long de l'histoire de la pensée, depuis l’Antiquité jusqu’aux développements les plus récents de la physique et de la cosmologie, ce « principe de simplicité », appelé aussi « rasoir d'Ockam », a joué un rôle-clé dans l’élaboration des modèles scientifiques, philosophiques, voire économiques (d’ailleurs, empreint d’une pensée pragmatique anglo-saxonne, il est aussi appelé « principe d’économie »).

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· Et si la Terre était plate ? ·

Par Philippe Bloch, serial entrepreneur et animateur des Grands Débats du Lundi sur BFM

Il y a bien longtemps qu’un ouvrage économique ne s’était vendu pas à 3 millions d’exemplaires aux Etats-Unis. En affirmant que la terre est plate, Thomas Friedman a donc réussi son coup, cinq siècles après l’astronome italien Galilée. Aucun doute à ses yeux : les nouvelles technologies ont éliminé tout obstacle à la mondialisation, désormais inévitable et qu’il faut apprivoiser plutôt que craindre.

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